Day: October 24, 2023

Russian Foreign Minister Sergei Lavrov shakes hands with Iranian President Ebrahim Raisi during a meeting in Tehran, Iran October 23, 2023. Russian Foreign Ministry/Handout via REUTERS Acquire Licensing Rights
Oct 24 (Reuters) – Russia and Iran are firming up bilateral relations in a ‘trusting’ atmosphere, Russia’s foreign ministry said early on Tuesday after its chief, Sergei Lavrov, was received by Iranian President Ebrahim Raisi during a visit to Tehran.
“In a traditionally trusting atmosphere, current aspects of the bilateral agenda were substantively discussed with an emphasis on further building up the entire complex of multifaceted Russian-Iranian partnership,” the foreign ministry said in a statement on the Telegram messaging app.
Lavrov, who went to Tehran shortly after an Asia trip to China and North Korea, discussed energy and logistics projects with Iranian Foreign Minister Hossein Amirabdollahian.
As has been the Russian norm, few details of the talks, which took place amid the rising tensions in the Middle East, have been disclosed.
Lavrov also participated in regional talks hosted by Iran, aiming to bring peace to the South Caucasus region after Azerbaijani forces last month recaptured the breakaway region of Nagorno-Karabakh and forced thousands of ethnic Armenians to flee.
Since launching its full-scale invasion of Ukraine in February 2022, Moscow has sought to firm up ties with countries traditionally considered Western aligned, accusing “the collective West” of trying to break up Russia.
Ukraine has urged Tehran to stop supplying deadly drones to Russia, which Kyiv says have played a major role in Moscow’s attacks on Ukrainian cities and infrastructure.
Iran initially denied supplying the Shahed kamikaze drones to Russia but later said it had provided a small number before Moscow launched the war.
The United States has said that it has been concerned by the “burgeoning defence partnership” between Iran and Russia, which poses risks not only to Ukraine but also to Iran’s neighbours.
Reporting by Lidia Kelly in Melbourne
Our Standards: The Thomson Reuters Trust Principles.
- « Les troupes d’occupation dans les territoires d’Ukraine temporairement occupés comptent plus de 400 000 militaires russes », a déclaré, lundi, le porte-parole des services de renseignement militaire ukrainiens, Andri Ioussov, lors d’une émission de la chaîne de télévision Kiev 24. Avec ce nombre, « il y a suffisamment de forces pour mener des opérations séparées dans certaines zones du front », a-t-il expliqué.
- L’armée ukrainienne a dit, lundi, que les forces russes avaient lancé des attaques sur plusieurs secteurs du front oriental, notamment dans l’oblast de Donetsk – près d’Avdiïvka, de Lyman, de Bakhmout, de Marïnka – et près de Koupiansk (oblast de Kharkiv).
- Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a soumis officiellement au Parlement turc la demande d’adhésion de la Suède à l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), après dix-sept mois de blocage, a annoncé la présidence turque. « Je salue le renvoi » du protocole d’adhésion de la Suède au Parlement turc, a déclaré le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, qui a dit attendre « avec impatience d’accueillir très bientôt la Suède en tant qu’alliée à part entière de l’OTAN (…), cela rendra l’ensemble de l’Alliance plus forte et plus sûre ».
- Le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, est en Iran pour des entretiens avec ses homologues régionaux. L’agence iranienne IRNA a affirmé que les ministres discuteraient des « questions relatives au Caucase du Sud », région où se situent l’Azerbaïdjan et l’Arménie, et de la « coopération régionale ». Les réunions de ce groupe de pays ont pour objectif de « régler les problèmes de la région » ensemble « sans l’interférence de pays extrarégionaux et occidentaux », a précisé l’agence.
- La journaliste russo-américaine Alsu Kurmasheva voit sa détention provisoire prolongée jusqu’au 5 décembre. Elle est accusée de manquements liés à son inscription au registre des « agents de l’étranger ».
- Oleh Kiper, le gouverneur d’Odessa, a déploré lundi matin des attaques imputées aux Russes dans la région portuaire. « Des terroristes russes ont attaqué Odessa avec des drones d’attaque pendant la nuit », a-t-il déclaré dans un post sur Telegram.
Le président ukrainien a assisté par visioconférence mardi à la réunion hebdomadaire de la Commission européenne, selon des images publiées sur sa chaîne Telegram. A cette occasion, il a réaffirmé que la préparation des négociations d’adhésion de l’Ukraine à l’UE était une « priorité absolue » pour son pays.
« L’Ukraine a mis en œuvre le plus rapidement possible les sept recommandations de la Commission afin d’ouvrir les négociations d’adhésion cette année », a-t-il fait valoir dans un message publié sur Telegram. « Nous avons fait beaucoup plus que ce que l’on peut attendre d’un pays en guerre », a poursuivi le président ukrainien, espérant être entendu par les Vingt-Sept.
Pour passer à l’étape qui consiste à ouvrir des négociations d’adhésion, la Commission européenne a défini sept critères, des conditions à remplir, notamment en matière de lutte contre la corruption généralisée et de réformes judiciaires. Dans une évaluation intermédiaire en juin, la Commission a estimé que deux critères étaient remplis et que les cinq autres étaient « à un certain niveau de progrès ».
Le soutien apporté à Israël après l’attaque lancée par le Hamas ne viendra pas s’opposer à l’aide apportée à l’Ukraine, a assuré mardi le chancelier allemand, Olaf Scholz. « Nous soutenons l’Ukraine économiquement, financièrement, avec une aide humanitaire mais aussi avec des armes. Ce soutien ne sera en aucun cas affecté par le fait que, depuis les horribles heures du matin du 7 octobre, nous sommes tournés vers Israël et le Moyen-Orient avec la plus grande compassion et la plus grande inquiétude », a déclaré le chancelier allemand lors d’un forum économique germano-ukrainien à Berlin.
La Commission européenne a annoncé mardi avoir versé une aide supplémentaire de 1,5 milliard d’euros à l’Ukraine, dans un message publié sur X (anciennement Twitter). « Nous avons versé 1,5 milliard d’euros supplémentaires d’aide macrofinancière à l’Ukraine. Notre soutien à l’Ukraine s’élève à ce jour à près de 83 milliards d’euros », a-t-elle écrit.
L’Union européenne promet par ailleurs de poursuivre son soutien à Kiev. « Nous continuerons d’être aux côtés de l’Ukraine, avec une proposition de 50 milliards d’euros supplémentaires jusqu’en 2027 », fait savoir la Commission.
Le président du Comité international olympique (CIO) a estimé lundi que politiser le sport « serait très néfaste », dans une allusion directe à la Russie. Thomas Bach a lancé que le CIO suivait « de près » les tentatives de certains pays de « politiser le sport et de remplacer des compétitions sportives comme les Jeux olympiques, qui sont des jeux politiquement neutres et organisés par la société civile, par des événements organisés par le gouvernement ».
Cette déclaration survient après que le président russe, Vladimir Poutine, a assuré, la semaine dernière, que de « nouvelles formes organisationnelles et juridiques » sous forme de ligues, d’associations et de clubs devaient venir « saper le système actuel » et ainsi remplacer le « monopole » que représentent selon lui les grandes structures du sport international comme le CIO.
« C’est une annonce de la Russie. Nous suivons cela de près, bien sûr », a déclaré M. Bach, en visite à Montevideo, pour qui la « mission du sport » est « d’organiser des compétitions entre des nations qui, à un certain moment, sont politiquement amies ».
Vladimir Poutine a aussi accusé le CIO d’utiliser les Jeux comme « un instrument de pression politique » et de procéder à une « discrimination ethnique » en raison des limitations à la participation des athlètes russes aux Jeux de Paris l’an prochain. Ces accusations ont « fermement » été rejetées par le comité international, qui doit encore décider de la présence des Russes et des Biélorusses en 2024.
« Les six Shahed lancés depuis le Sud ont été détruits par les forces et les moyens des forces de défense ukrainiennes dans les régions de Khmelnytsky, Vinnytsia et Mykolaïv », rapporte l’armée, citée par le gouverneur de la région de Vinnytsia, Serhi Borzov, sur Telegram.
Le ministre de l’intérieur ukrainien fait état de plusieurs attaques dans la nuit de lundi à mardi. Dans la « région de Kharkiv, vers 23 heures, l’ennemi a attaqué la localité de Borova, dans le district d’Izioum. Un immeuble de deux étages a été endommagé, quatre personnes ont été blessées et hospitalisées », a rapporté Ihor Klymenko, mardi matin sur Telegram.
Dans l’oblast de Dnipropetrovsk, « les militaires russes ont attaqué [un village] ; selon les premières informations, il n’y a pas eu de victimes », déclare M. Klymenko. La région de Donetsk a également été attaquée : « Les occupants ont bombardé le district de Kramatorsk avec des missiles S-300. Un atelier a été détruit sur le territoire d’une entreprise agricole et neuf voitures ont été endommagées », a poursuivi le ministre.
« Les forces russes ont mené des opérations offensives et ont confirmé leur avancée au nord-est d’Avdiïvka », confirme l’Institute for the Study of War. Le groupe de réflexion américain s’est appuyé sur des images géolocalisées publiées le 23 octobre. Il note ainsi, dans son rapport quotidien diffusé sur X (anciennement Twitter) que l’armée russe a avancé au sud-ouest de Krasnohorivka.
Du côté des forces ukrainiennes, l’organisation confirme des avancées au nord de Klishchiivka. « Les forces ukrainiennes ont avancé à travers la voie ferrée au nord de Klichtchiïvka » à quelque 7 km au sud-ouest de Bakhmout, affirme-t-elle.
Au cours d’un conflit qui promet de durer, l’Ukraine entame, en toute discrétion, un chapitre dont seules les démocraties connaissent le nom. Après le temps de l’union sacrée des premiers mois, celui d’un débat public et critique sur les décisions des autorités du pays est ouvert. Au sein de l’opinion et de l’armée, comme parmi les élus, des voix remettent en cause une parole officielle sur laquelle elles entendent influer.
Retrouvez l’intégralité de l’article de Jacques Follorou ci-dessous.
La Russie a affirmé avoir neutralisé trois drones navals ukrainiens en mer Noire qui semblent avoir visé la baie de Sébastopol, en Crimée annexée. Mardi, « vers 4 heures [3 heures à Paris], trois vedettes sans équipage de l’armée ukrainienne ont été détectées dans la partie nord de la mer Noire », a fait savoir le ministère de la défense russe dans un communiqué.
Des mesures antidiversion et celles visant à détecter des mines étaient en cours dans la baie de Sébastopol, port d’attache de la flotte russe de la mer Noire en Crimée, à la suite de cet incident, selon la même source.
Les attaques à l’aide de drones navals ou aériens sont courantes au large de l’Ukraine et se sont intensifiées depuis que la Russie s’est retirée, en juillet, d’un accord permettant les exportations de céréales ukrainiennes.
Deux personnes ont été tuées et quatorze autres, dont un enfant, ont été blessées lors de bombardements russes à Kherson, selon Oleksandr Prokudin, gouverneur de l’oblast de la région, qui l’a annoncé sur Telegram. « Vers 3 heures du matin, les occupants ont bombardé un village. Ils ont touché un immeuble résidentiel et quatre personnes d’une même famille ont été blessées », a-t-il précisé.
Au cours de ces dernières vingt-quatre heures, cinquante-cinq combats ont eu lieu, selon le bilan quotidien de l’état-major ukrainien. « L’armée continue de mener des opérations offensives en direction de Melitopol et a obtenu un succès partiel au sud de Robotyne », précise l’Ukraine.
Dans la nuit de lundi à mardi, les soldats russes ont lancé une attaque aérienne, en utilisant six drones d’attaque Shahed-136/131. D’après l’état-major, « l’armée de l’air a détruit tous les drones ».
Le point sur la situation ce mardi 24 octobre, à l’aube
- « Les troupes d’occupation dans les territoires d’Ukraine temporairement occupés comptent plus de 400 000 militaires russes », a déclaré, lundi, le porte-parole des services de renseignement militaire ukrainiens, Andri Ioussov, lors d’une émission de la chaîne de télévision Kiev 24. Avec ce nombre, « il y a suffisamment de forces pour mener des opérations séparées dans certaines zones du front », a-t-il expliqué.
- L’armée ukrainienne a dit, lundi, que les forces russes avaient lancé des attaques sur plusieurs secteurs du front oriental, notamment dans l’oblast de Donetsk – près d’Avdiïvka, de Lyman, de Bakhmout, de Marïnka – et près de Koupiansk (oblast de Kharkiv).
- Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a soumis officiellement au Parlement turc la demande d’adhésion de la Suède à l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), après dix-sept mois de blocage, a annoncé la présidence turque. « Je salue le renvoi » du protocole d’adhésion de la Suède au Parlement turc, a déclaré le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, qui a dit attendre « avec impatience d’accueillir très bientôt la Suède en tant qu’alliée à part entière de l’OTAN (…), cela rendra l’ensemble de l’Alliance plus forte et plus sûre ».
- Le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, est en Iran pour des entretiens avec ses homologues régionaux. L’agence iranienne IRNA a affirmé que les ministres discuteraient des « questions relatives au Caucase du Sud », région où se situent l’Azerbaïdjan et l’Arménie, et de la « coopération régionale ». Les réunions de ce groupe de pays ont pour objectif de « régler les problèmes de la région » ensemble « sans l’interférence de pays extrarégionaux et occidentaux », a précisé l’agence.
- La journaliste russo-américaine Alsu Kurmasheva voit sa détention provisoire prolongée jusqu’au 5 décembre. Elle est accusée de manquements liés à son inscription au registre des « agents de l’étranger ».
- Oleh Kiper, le gouverneur d’Odessa, a déploré lundi matin des attaques imputées aux Russes dans la région portuaire. « Des terroristes russes ont attaqué Odessa avec des drones d’attaque pendant la nuit », a-t-il déclaré dans un post sur Telegram.
Un câble de télécommunications sous-marin entre la Suède et l’Estonie a été endommagé par « une force extérieure » ou une « manipulation », a déclaré lundi le ministère de la défense suédois dans un communiqué. « Le dommage n’a pas affecté le fonctionnement du câble (…) et s’est produit dans la zone économique estonienne », ajoute le ministère.
Le 17 octobre, le gouvernement suédois avait déclaré avoir reçu des informations selon lesquelles un câble de télécommunications reliant les deux pays avait été endommagé, sans pouvoir en identifier la cause. Cet incident a eu lieu dans la même « fenêtre temporelle » que le possible sabotage du gazoduc Balticconnector, qui approvisionne la Finlande à partir de l’Estonie, et du câble de télécommunications entre ces deux pays, dans la nuit du 7 au 8 octobre, selon le gouvernement. Concernant le gazoduc, la Finlande concentre son enquête sur un navire chinois qui était sur les lieux du dommage.
« L’Estonie a signalé que des traces d’impacts physiques ont été identifiées [sur le câble]. Elle a également estimé que les dommages causés au gazoduc et au câble de communication entre la Finlande et l’Estonie sont liés aux dommages causés au câble de communication entre la Suède et l’Estonie », a précisé Carl-Oskar Bohlin, le ministre de la défense civile. Côté suédois, « le navire des forces armées suédoises HMS-Belos a été déployé sur le site pour enquêter », a relevé le ministre de la défense, Pal Jonson.
Dix pays du nord de l’Europe, dont la Finlande, la Suède et l’Estonie, ont convenu à la mi-octobre de travailler au renforcement de la surveillance de leurs infrastructures essentielles après l’arrêt du gazoduc en Finlande. L’OTAN a aussi renforcé sa présence en mer Baltique.
Il y a un ensemble « de câbles, de pipelines et d’infrastructures sur les fonds marins qui est absolument fondamental pour le transfert des données (…) et tout ce qui est contrôlé numériquement. Les vulnérabilités sont beaucoup plus importantes aujourd’hui », avait relevé le premier ministre suédois, Ulf Kristersson, lors de la rencontre entre les dix pays du nord de l’Europe.
D’après le média russe indépendant iStories, le bataillon Borz, qui appartient à la société militaire privée russe Redut, elle-même contrôlée par le ministère de la défense russe, a lancé une campagne de recrutement à destination des femmes pour des opérations sur le front ukrainien.
Les femmes recrutées par le biais d’annonces sur les réseaux sociaux se voient proposer une formation de tireuse d’élite ou d’opératrice de drone, explique iStories, dont une journaliste a contacté un recruteur en prétendant être candidate.
« Au départ, nous n’avions pas de femmes, il n’y avait que des hommes, raconte le recruteur. Nous avons maintenant décidé d’essayer d’introduire une escouade féminine de tireuses d’élite et une escouade féminine de drones, car les femmes peuvent aussi le faire. Ma tâche en tant que commandant de détachement est de prouver que les femmes ne sont pas là seulement pour faire la soupe et s’occuper des enfants. »
S’il est conseillé aux candidates d’avoir des compétences dans le maniement des armes, une formation est néanmoins prévue à Donetsk pour celles qui en ont besoin, explique le média.
En mars, le ministre de la défense russe, Sergueï Choïgou, avait déclaré que 1 100 soldates participaient à l’« opération militaire spéciale » en Ukraine. La plupart sont médecins ou cuisinières, mais Moscou a également recruté des prisonnières pour les déployer sur le champ de bataille, selon les déclarations de l’ONG russe Russia Behind Bars à iStories en mars.
« Les troupes d’occupation dans les territoires d’Ukraine temporairement occupés comptent plus de 400 000 militaires russes », a déclaré, lundi, le porte-parole des services de renseignement militaire ukrainiens, Andri Ioussov, lors d’une émission de la chaîne de télévision Kiev 24.
Avec ce nombre, « il y a suffisamment de forces pour mener des opérations séparées dans certaines zones du front », a-t-il expliqué, alors que l’armée ukrainienne a dit, lundi, que les forces russes avaient lancé des attaques dans plusieurs secteurs du front oriental, notamment dans l’oblast de Donetsk – près d’Avdiïvka, de Lyman, de Bakhmout, de Marïnka – et près de Koupiansk, dans l’oblast de Kharkiv.
607ᵉ jour de guerre en Ukraine, le point sur la situation ce soir
- Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a soumis officiellement au Parlement turc la demande d’adhésion de la Suède à l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), après dix-sept mois de blocage, a annoncé la présidence turque.
- Le secrétaire général de l’OTAN espère bientôt accueillir la Suède au sein de l’alliance militaire. « Je salue le renvoi » du protocole d’adhésion de la Suède au Parlement turc et « j’attends avec impatience d’accueillir très bientôt la Suède en tant qu’alliée à part entière de l’OTAN (…), cela rendra l’ensemble de l’Alliance plus forte et plus sûre », a estimé M. Stoltenberg.
- Le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, est en Iran pour des entretiens avec ses homologues régionaux. L’agence iranienne IRNA a affirmé que les ministres discuteraient des « questions relatives au Caucase du Sud », région où se situent l’Azerbaïdjan et l’Arménie, et de la « coopération régionale ». Les réunions de ce groupe de pays ont pour objectif de « régler les problèmes de la région » ensemble « sans l’interférence de pays extrarégionaux et occidentaux », a précisé l’agence.
- La journaliste russo-américaine Alsu Kurmasheva voit sa détention provisoire prolongée jusqu’au 5 décembre. Elle est accusée de manquements liés à son inscription au registre des « agents de l’étranger ».
- Le ministre de l’intérieur ukrainien, Ihor Klymenko, a fait état de plusieurs attaques dans les oblasts de Donetsk, de Kherson et de Soumy dans la nuit de dimanche à lundi. La Russie « a lancé dix-neuf bombardements sur le territoire ukrainien. Huit localités ont été touchées », rapporte-t-il dans un post publié sur la messagerie Telegram.
- Oleh Kiper, le gouverneur d’Odessa, a déploré lundi matin des attaques imputées aux Russes dans la région portuaire. « Des terroristes russes ont attaqué Odessa avec des drones pendant la nuit », a-t-il déclaré dans un post Telegram.
Les Russes exilés en Europe doivent être sur leurs gardes, car les voix critiques du Kremlin et de la guerre contre l’Ukraine sont désormais des « cibles », avertit le romancier dissident Sergueï Lebedev. « Cette communauté d’émigrés en Europe est désormais l’une des cibles les plus importantes pour les services de sécurité russes », a assuré l’auteur de 42 ans dans un entretien à l’Agence France-Presse à l’occasion de la Foire du livre de Francfort, en Allemagne. « Il y aura des tentatives d’infiltration, des informateurs, et, bien sûr, des tentatives d’assassinat », prédit celui qui est installé en Allemagne avec sa femme depuis cinq ans.
L’Allemagne est une « plaque tournante » pour les Russes en exil, souligne l’écrivain, qui prend des précautions supplémentaires, depuis le début de la guerre, lorsqu’il échange des informations jugées sensibles. Et il appelle ses compatriotes à faire de même : les Russes d’Europe ne prennent pas la menace suffisamment au sérieux, selon lui. « Ils ne se sentent pas très concernés par la sécurité. »
Le secrétaire général de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) espère bientôt accueillir la Suède au sein de l’alliance militaire. « Je salue le renvoi » du protocole d’adhésion de la Suède au Parlement turc et « j’attends avec impatience d’accueillir très bientôt la Suède en tant qu’allié à part entière de l’OTAN (…), cela rendra l’ensemble de l’Alliance plus forte et plus sûre », a estimé M. Stoltenberg.
Recep Tayyip Erdogan avait promis en juillet lors d’un sommet de l’OTAN de soumettre ce texte aux élus turcs le 1er octobre, à la reprise des travaux parlementaires, après s’y être opposé pendant des mois, reprochant à la Suède d’abriter des ressortissants kurdes considérés comme « terroristes ». Toutefois, depuis la réouverture du Parlement, des représentants turcs ont continué de répéter que Stockholm devait prendre davantage de mesures pour lutter contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), déclaré illégal par Ankara, afin que l’adhésion soit ratifiée.
Via le réseau social X, la présidence turque a fait savoir que le protocole sur l’adhésion de la Suède à l’OTAN a été signé par M. Erdogan et soumis au Parlement. Mais elle n’a pas donné de détails : aucune date n’a été fixée pour un vote du Parlement. Le texte doit dans un premier temps être ajouté au programme de la commission parlementaire des affaires étrangères, laquelle doit donner un aval préalable à un vote en session plénière.
En effet, mais l’attitude de la Hongrie est source d’inquiétude pour les partenaires occidentaux. Les ambassadeurs des pays de l’OTAN dans ce pays se sont réunis jeudi à Budapest, à l’initiative du représentant américain, pour évoquer les liens que maintient la Hongrie avec la Russie malgré la guerre en Ukraine. Jens Stoltenberg s’était auparavant entretenu avec Viktor Orban pour lui rappeler l’importance du soutien à l’Ukraine, et il a aussi abordé la question de l’adhésion de la Suède à l’OTAN.
Fin septembre, Viktor Orban avait estimé devant le parlement hongrois qu’il n’y avait pas d’urgence à ratifier l’adhésion de la Suède à l’OTAN : « Je me demande s’il y a quelque chose d’urgent qui nous forcerait à ratifier la candidature de la Suède. Je ne vois pas de telles circonstances. » En outre, Budapest appelle Stockholm à cesser sa politique de « dénigrement » et ses remarques régulières sur les manquements à l’Etat de droit de l’exécutif Orban.
Le premier ministre suédois, Ulf Kristersson, a déclaré que son pays avait hâte de devenir membre de l’OTAN après que Recep Tayyip Erdogan a annoncé que son bureau avait soumis un protocole pour l’admission de la Suède dans l’OTAN au Parlement turc pour ratification. Il s’en est félicité sur X (ex-Twitter).
Le président Erdogan avait levé en juillet son veto à l’adhésion de la Suède à l’Alliance atlantique, précisant toutefois que la ratification dépendrait du parlement turc, qui a repris ses travaux le 1er octobre après leur suspension estivale.
M. Erdogan, qui s’est entretenu samedi par téléphone avec le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a continué depuis l’été de mettre la pression sur la Suède pour qu’elle prenne des mesures contre les profanations de Coran qui ont envenimé les relations entre les deux pays.
Ankara reproche en parallèle aux autorités suédoises leur mansuétude présumée envers les militants kurdes réfugiés sur leur sol et réclame l’extradition de dizaines d’entre eux. La Turquie est avec la Hongrie le dernier des trente et un Etats membres de l’OTAN à ne pas avoir ratifié l’adhésion de la Suède. Ankara avait validé l’entrée de la Finlande le 30 mars dernier, dissociant son cas de celui de Stockholm.
- « Les troupes d’occupation dans les territoires d’Ukraine temporairement occupés comptent plus de 400 000 militaires russes », a déclaré, lundi, le porte-parole des services de renseignement militaire ukrainiens, Andri Ioussov, lors d’une émission de la chaîne de télévision Kiev 24. Avec ce nombre, « il y a suffisamment de forces pour mener des opérations séparées dans certaines zones du front », a-t-il expliqué.
- L’armée ukrainienne a dit, lundi, que les forces russes avaient lancé des attaques sur plusieurs secteurs du front oriental, notamment dans l’oblast de Donetsk – près d’Avdiïvka, de Lyman, de Bakhmout, de Marïnka – et près de Koupiansk (oblast de Kharkiv).
- Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a soumis officiellement au Parlement turc la demande d’adhésion de la Suède à l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), après dix-sept mois de blocage, a annoncé la présidence turque. « Je salue le renvoi » du protocole d’adhésion de la Suède au Parlement turc, a déclaré le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, qui a dit attendre « avec impatience d’accueillir très bientôt la Suède en tant qu’alliée à part entière de l’OTAN (…), cela rendra l’ensemble de l’Alliance plus forte et plus sûre ».
- Le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, est en Iran pour des entretiens avec ses homologues régionaux. L’agence iranienne IRNA a affirmé que les ministres discuteraient des « questions relatives au Caucase du Sud », région où se situent l’Azerbaïdjan et l’Arménie, et de la « coopération régionale ». Les réunions de ce groupe de pays ont pour objectif de « régler les problèmes de la région » ensemble « sans l’interférence de pays extrarégionaux et occidentaux », a précisé l’agence.
- La journaliste russo-américaine Alsu Kurmasheva voit sa détention provisoire prolongée jusqu’au 5 décembre. Elle est accusée de manquements liés à son inscription au registre des « agents de l’étranger ».
- Oleh Kiper, le gouverneur d’Odessa, a déploré lundi matin des attaques imputées aux Russes dans la région portuaire. « Des terroristes russes ont attaqué Odessa avec des drones d’attaque pendant la nuit », a-t-il déclaré dans un post sur Telegram.
Le président ukrainien a assisté par visioconférence mardi à la réunion hebdomadaire de la Commission européenne, selon des images publiées sur sa chaîne Telegram. A cette occasion, il a réaffirmé que la préparation des négociations d’adhésion de l’Ukraine à l’UE était une « priorité absolue » pour son pays.
« L’Ukraine a mis en œuvre le plus rapidement possible les sept recommandations de la Commission afin d’ouvrir les négociations d’adhésion cette année », a-t-il fait valoir dans un message publié sur Telegram. « Nous avons fait beaucoup plus que ce que l’on peut attendre d’un pays en guerre », a poursuivi le président ukrainien, espérant être entendu par les Vingt-Sept.
Pour passer à l’étape qui consiste à ouvrir des négociations d’adhésion, la Commission européenne a défini sept critères, des conditions à remplir, notamment en matière de lutte contre la corruption généralisée et de réformes judiciaires. Dans une évaluation intermédiaire en juin, la Commission a estimé que deux critères étaient remplis et que les cinq autres étaient « à un certain niveau de progrès ».
Le soutien apporté à Israël après l’attaque lancée par le Hamas ne viendra pas s’opposer à l’aide apportée à l’Ukraine, a assuré mardi le chancelier allemand, Olaf Scholz. « Nous soutenons l’Ukraine économiquement, financièrement, avec une aide humanitaire mais aussi avec des armes. Ce soutien ne sera en aucun cas affecté par le fait que, depuis les horribles heures du matin du 7 octobre, nous sommes tournés vers Israël et le Moyen-Orient avec la plus grande compassion et la plus grande inquiétude », a déclaré le chancelier allemand lors d’un forum économique germano-ukrainien à Berlin.
La Commission européenne a annoncé mardi avoir versé une aide supplémentaire de 1,5 milliard d’euros à l’Ukraine, dans un message publié sur X (anciennement Twitter). « Nous avons versé 1,5 milliard d’euros supplémentaires d’aide macrofinancière à l’Ukraine. Notre soutien à l’Ukraine s’élève à ce jour à près de 83 milliards d’euros », a-t-elle écrit.
L’Union européenne promet par ailleurs de poursuivre son soutien à Kiev. « Nous continuerons d’être aux côtés de l’Ukraine, avec une proposition de 50 milliards d’euros supplémentaires jusqu’en 2027 », fait savoir la Commission.
Le président du Comité international olympique (CIO) a estimé lundi que politiser le sport « serait très néfaste », dans une allusion directe à la Russie. Thomas Bach a lancé que le CIO suivait « de près » les tentatives de certains pays de « politiser le sport et de remplacer des compétitions sportives comme les Jeux olympiques, qui sont des jeux politiquement neutres et organisés par la société civile, par des événements organisés par le gouvernement ».
Cette déclaration survient après que le président russe, Vladimir Poutine, a assuré, la semaine dernière, que de « nouvelles formes organisationnelles et juridiques » sous forme de ligues, d’associations et de clubs devaient venir « saper le système actuel » et ainsi remplacer le « monopole » que représentent selon lui les grandes structures du sport international comme le CIO.
« C’est une annonce de la Russie. Nous suivons cela de près, bien sûr », a déclaré M. Bach, en visite à Montevideo, pour qui la « mission du sport » est « d’organiser des compétitions entre des nations qui, à un certain moment, sont politiquement amies ».
Vladimir Poutine a aussi accusé le CIO d’utiliser les Jeux comme « un instrument de pression politique » et de procéder à une « discrimination ethnique » en raison des limitations à la participation des athlètes russes aux Jeux de Paris l’an prochain. Ces accusations ont « fermement » été rejetées par le comité international, qui doit encore décider de la présence des Russes et des Biélorusses en 2024.
« Les six Shahed lancés depuis le Sud ont été détruits par les forces et les moyens des forces de défense ukrainiennes dans les régions de Khmelnytsky, Vinnytsia et Mykolaïv », rapporte l’armée, citée par le gouverneur de la région de Vinnytsia, Serhi Borzov, sur Telegram.
Le ministre de l’intérieur ukrainien fait état de plusieurs attaques dans la nuit de lundi à mardi. Dans la « région de Kharkiv, vers 23 heures, l’ennemi a attaqué la localité de Borova, dans le district d’Izioum. Un immeuble de deux étages a été endommagé, quatre personnes ont été blessées et hospitalisées », a rapporté Ihor Klymenko, mardi matin sur Telegram.
Dans l’oblast de Dnipropetrovsk, « les militaires russes ont attaqué [un village] ; selon les premières informations, il n’y a pas eu de victimes », déclare M. Klymenko. La région de Donetsk a également été attaquée : « Les occupants ont bombardé le district de Kramatorsk avec des missiles S-300. Un atelier a été détruit sur le territoire d’une entreprise agricole et neuf voitures ont été endommagées », a poursuivi le ministre.
« Les forces russes ont mené des opérations offensives et ont confirmé leur avancée au nord-est d’Avdiïvka », confirme l’Institute for the Study of War. Le groupe de réflexion américain s’est appuyé sur des images géolocalisées publiées le 23 octobre. Il note ainsi, dans son rapport quotidien diffusé sur X (anciennement Twitter) que l’armée russe a avancé au sud-ouest de Krasnohorivka.
Du côté des forces ukrainiennes, l’organisation confirme des avancées au nord de Klishchiivka. « Les forces ukrainiennes ont avancé à travers la voie ferrée au nord de Klichtchiïvka » à quelque 7 km au sud-ouest de Bakhmout, affirme-t-elle.
Au cours d’un conflit qui promet de durer, l’Ukraine entame, en toute discrétion, un chapitre dont seules les démocraties connaissent le nom. Après le temps de l’union sacrée des premiers mois, celui d’un débat public et critique sur les décisions des autorités du pays est ouvert. Au sein de l’opinion et de l’armée, comme parmi les élus, des voix remettent en cause une parole officielle sur laquelle elles entendent influer.
Retrouvez l’intégralité de l’article de Jacques Follorou ci-dessous.
La Russie a affirmé avoir neutralisé trois drones navals ukrainiens en mer Noire qui semblent avoir visé la baie de Sébastopol, en Crimée annexée. Mardi, « vers 4 heures [3 heures à Paris], trois vedettes sans équipage de l’armée ukrainienne ont été détectées dans la partie nord de la mer Noire », a fait savoir le ministère de la défense russe dans un communiqué.
Des mesures antidiversion et celles visant à détecter des mines étaient en cours dans la baie de Sébastopol, port d’attache de la flotte russe de la mer Noire en Crimée, à la suite de cet incident, selon la même source.
Les attaques à l’aide de drones navals ou aériens sont courantes au large de l’Ukraine et se sont intensifiées depuis que la Russie s’est retirée, en juillet, d’un accord permettant les exportations de céréales ukrainiennes.
Deux personnes ont été tuées et quatorze autres, dont un enfant, ont été blessées lors de bombardements russes à Kherson, selon Oleksandr Prokudin, gouverneur de l’oblast de la région, qui l’a annoncé sur Telegram. « Vers 3 heures du matin, les occupants ont bombardé un village. Ils ont touché un immeuble résidentiel et quatre personnes d’une même famille ont été blessées », a-t-il précisé.
Au cours de ces dernières vingt-quatre heures, cinquante-cinq combats ont eu lieu, selon le bilan quotidien de l’état-major ukrainien. « L’armée continue de mener des opérations offensives en direction de Melitopol et a obtenu un succès partiel au sud de Robotyne », précise l’Ukraine.
Dans la nuit de lundi à mardi, les soldats russes ont lancé une attaque aérienne, en utilisant six drones d’attaque Shahed-136/131. D’après l’état-major, « l’armée de l’air a détruit tous les drones ».
Le point sur la situation ce mardi 24 octobre, à l’aube
- « Les troupes d’occupation dans les territoires d’Ukraine temporairement occupés comptent plus de 400 000 militaires russes », a déclaré, lundi, le porte-parole des services de renseignement militaire ukrainiens, Andri Ioussov, lors d’une émission de la chaîne de télévision Kiev 24. Avec ce nombre, « il y a suffisamment de forces pour mener des opérations séparées dans certaines zones du front », a-t-il expliqué.
- L’armée ukrainienne a dit, lundi, que les forces russes avaient lancé des attaques sur plusieurs secteurs du front oriental, notamment dans l’oblast de Donetsk – près d’Avdiïvka, de Lyman, de Bakhmout, de Marïnka – et près de Koupiansk (oblast de Kharkiv).
- Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a soumis officiellement au Parlement turc la demande d’adhésion de la Suède à l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), après dix-sept mois de blocage, a annoncé la présidence turque. « Je salue le renvoi » du protocole d’adhésion de la Suède au Parlement turc, a déclaré le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, qui a dit attendre « avec impatience d’accueillir très bientôt la Suède en tant qu’alliée à part entière de l’OTAN (…), cela rendra l’ensemble de l’Alliance plus forte et plus sûre ».
- Le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, est en Iran pour des entretiens avec ses homologues régionaux. L’agence iranienne IRNA a affirmé que les ministres discuteraient des « questions relatives au Caucase du Sud », région où se situent l’Azerbaïdjan et l’Arménie, et de la « coopération régionale ». Les réunions de ce groupe de pays ont pour objectif de « régler les problèmes de la région » ensemble « sans l’interférence de pays extrarégionaux et occidentaux », a précisé l’agence.
- La journaliste russo-américaine Alsu Kurmasheva voit sa détention provisoire prolongée jusqu’au 5 décembre. Elle est accusée de manquements liés à son inscription au registre des « agents de l’étranger ».
- Oleh Kiper, le gouverneur d’Odessa, a déploré lundi matin des attaques imputées aux Russes dans la région portuaire. « Des terroristes russes ont attaqué Odessa avec des drones d’attaque pendant la nuit », a-t-il déclaré dans un post sur Telegram.
Un câble de télécommunications sous-marin entre la Suède et l’Estonie a été endommagé par « une force extérieure » ou une « manipulation », a déclaré lundi le ministère de la défense suédois dans un communiqué. « Le dommage n’a pas affecté le fonctionnement du câble (…) et s’est produit dans la zone économique estonienne », ajoute le ministère.
Le 17 octobre, le gouvernement suédois avait déclaré avoir reçu des informations selon lesquelles un câble de télécommunications reliant les deux pays avait été endommagé, sans pouvoir en identifier la cause. Cet incident a eu lieu dans la même « fenêtre temporelle » que le possible sabotage du gazoduc Balticconnector, qui approvisionne la Finlande à partir de l’Estonie, et du câble de télécommunications entre ces deux pays, dans la nuit du 7 au 8 octobre, selon le gouvernement. Concernant le gazoduc, la Finlande concentre son enquête sur un navire chinois qui était sur les lieux du dommage.
« L’Estonie a signalé que des traces d’impacts physiques ont été identifiées [sur le câble]. Elle a également estimé que les dommages causés au gazoduc et au câble de communication entre la Finlande et l’Estonie sont liés aux dommages causés au câble de communication entre la Suède et l’Estonie », a précisé Carl-Oskar Bohlin, le ministre de la défense civile. Côté suédois, « le navire des forces armées suédoises HMS-Belos a été déployé sur le site pour enquêter », a relevé le ministre de la défense, Pal Jonson.
Dix pays du nord de l’Europe, dont la Finlande, la Suède et l’Estonie, ont convenu à la mi-octobre de travailler au renforcement de la surveillance de leurs infrastructures essentielles après l’arrêt du gazoduc en Finlande. L’OTAN a aussi renforcé sa présence en mer Baltique.
Il y a un ensemble « de câbles, de pipelines et d’infrastructures sur les fonds marins qui est absolument fondamental pour le transfert des données (…) et tout ce qui est contrôlé numériquement. Les vulnérabilités sont beaucoup plus importantes aujourd’hui », avait relevé le premier ministre suédois, Ulf Kristersson, lors de la rencontre entre les dix pays du nord de l’Europe.
D’après le média russe indépendant iStories, le bataillon Borz, qui appartient à la société militaire privée russe Redut, elle-même contrôlée par le ministère de la défense russe, a lancé une campagne de recrutement à destination des femmes pour des opérations sur le front ukrainien.
Les femmes recrutées par le biais d’annonces sur les réseaux sociaux se voient proposer une formation de tireuse d’élite ou d’opératrice de drone, explique iStories, dont une journaliste a contacté un recruteur en prétendant être candidate.
« Au départ, nous n’avions pas de femmes, il n’y avait que des hommes, raconte le recruteur. Nous avons maintenant décidé d’essayer d’introduire une escouade féminine de tireuses d’élite et une escouade féminine de drones, car les femmes peuvent aussi le faire. Ma tâche en tant que commandant de détachement est de prouver que les femmes ne sont pas là seulement pour faire la soupe et s’occuper des enfants. »
S’il est conseillé aux candidates d’avoir des compétences dans le maniement des armes, une formation est néanmoins prévue à Donetsk pour celles qui en ont besoin, explique le média.
En mars, le ministre de la défense russe, Sergueï Choïgou, avait déclaré que 1 100 soldates participaient à l’« opération militaire spéciale » en Ukraine. La plupart sont médecins ou cuisinières, mais Moscou a également recruté des prisonnières pour les déployer sur le champ de bataille, selon les déclarations de l’ONG russe Russia Behind Bars à iStories en mars.
« Les troupes d’occupation dans les territoires d’Ukraine temporairement occupés comptent plus de 400 000 militaires russes », a déclaré, lundi, le porte-parole des services de renseignement militaire ukrainiens, Andri Ioussov, lors d’une émission de la chaîne de télévision Kiev 24.
Avec ce nombre, « il y a suffisamment de forces pour mener des opérations séparées dans certaines zones du front », a-t-il expliqué, alors que l’armée ukrainienne a dit, lundi, que les forces russes avaient lancé des attaques dans plusieurs secteurs du front oriental, notamment dans l’oblast de Donetsk – près d’Avdiïvka, de Lyman, de Bakhmout, de Marïnka – et près de Koupiansk, dans l’oblast de Kharkiv.
607ᵉ jour de guerre en Ukraine, le point sur la situation ce soir
- Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a soumis officiellement au Parlement turc la demande d’adhésion de la Suède à l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), après dix-sept mois de blocage, a annoncé la présidence turque.
- Le secrétaire général de l’OTAN espère bientôt accueillir la Suède au sein de l’alliance militaire. « Je salue le renvoi » du protocole d’adhésion de la Suède au Parlement turc et « j’attends avec impatience d’accueillir très bientôt la Suède en tant qu’alliée à part entière de l’OTAN (…), cela rendra l’ensemble de l’Alliance plus forte et plus sûre », a estimé M. Stoltenberg.
- Le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, est en Iran pour des entretiens avec ses homologues régionaux. L’agence iranienne IRNA a affirmé que les ministres discuteraient des « questions relatives au Caucase du Sud », région où se situent l’Azerbaïdjan et l’Arménie, et de la « coopération régionale ». Les réunions de ce groupe de pays ont pour objectif de « régler les problèmes de la région » ensemble « sans l’interférence de pays extrarégionaux et occidentaux », a précisé l’agence.
- La journaliste russo-américaine Alsu Kurmasheva voit sa détention provisoire prolongée jusqu’au 5 décembre. Elle est accusée de manquements liés à son inscription au registre des « agents de l’étranger ».
- Le ministre de l’intérieur ukrainien, Ihor Klymenko, a fait état de plusieurs attaques dans les oblasts de Donetsk, de Kherson et de Soumy dans la nuit de dimanche à lundi. La Russie « a lancé dix-neuf bombardements sur le territoire ukrainien. Huit localités ont été touchées », rapporte-t-il dans un post publié sur la messagerie Telegram.
- Oleh Kiper, le gouverneur d’Odessa, a déploré lundi matin des attaques imputées aux Russes dans la région portuaire. « Des terroristes russes ont attaqué Odessa avec des drones pendant la nuit », a-t-il déclaré dans un post Telegram.
Les Russes exilés en Europe doivent être sur leurs gardes, car les voix critiques du Kremlin et de la guerre contre l’Ukraine sont désormais des « cibles », avertit le romancier dissident Sergueï Lebedev. « Cette communauté d’émigrés en Europe est désormais l’une des cibles les plus importantes pour les services de sécurité russes », a assuré l’auteur de 42 ans dans un entretien à l’Agence France-Presse à l’occasion de la Foire du livre de Francfort, en Allemagne. « Il y aura des tentatives d’infiltration, des informateurs, et, bien sûr, des tentatives d’assassinat », prédit celui qui est installé en Allemagne avec sa femme depuis cinq ans.
L’Allemagne est une « plaque tournante » pour les Russes en exil, souligne l’écrivain, qui prend des précautions supplémentaires, depuis le début de la guerre, lorsqu’il échange des informations jugées sensibles. Et il appelle ses compatriotes à faire de même : les Russes d’Europe ne prennent pas la menace suffisamment au sérieux, selon lui. « Ils ne se sentent pas très concernés par la sécurité. »
Le secrétaire général de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) espère bientôt accueillir la Suède au sein de l’alliance militaire. « Je salue le renvoi » du protocole d’adhésion de la Suède au Parlement turc et « j’attends avec impatience d’accueillir très bientôt la Suède en tant qu’allié à part entière de l’OTAN (…), cela rendra l’ensemble de l’Alliance plus forte et plus sûre », a estimé M. Stoltenberg.
Recep Tayyip Erdogan avait promis en juillet lors d’un sommet de l’OTAN de soumettre ce texte aux élus turcs le 1er octobre, à la reprise des travaux parlementaires, après s’y être opposé pendant des mois, reprochant à la Suède d’abriter des ressortissants kurdes considérés comme « terroristes ». Toutefois, depuis la réouverture du Parlement, des représentants turcs ont continué de répéter que Stockholm devait prendre davantage de mesures pour lutter contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), déclaré illégal par Ankara, afin que l’adhésion soit ratifiée.
Via le réseau social X, la présidence turque a fait savoir que le protocole sur l’adhésion de la Suède à l’OTAN a été signé par M. Erdogan et soumis au Parlement. Mais elle n’a pas donné de détails : aucune date n’a été fixée pour un vote du Parlement. Le texte doit dans un premier temps être ajouté au programme de la commission parlementaire des affaires étrangères, laquelle doit donner un aval préalable à un vote en session plénière.
En effet, mais l’attitude de la Hongrie est source d’inquiétude pour les partenaires occidentaux. Les ambassadeurs des pays de l’OTAN dans ce pays se sont réunis jeudi à Budapest, à l’initiative du représentant américain, pour évoquer les liens que maintient la Hongrie avec la Russie malgré la guerre en Ukraine. Jens Stoltenberg s’était auparavant entretenu avec Viktor Orban pour lui rappeler l’importance du soutien à l’Ukraine, et il a aussi abordé la question de l’adhésion de la Suède à l’OTAN.
Fin septembre, Viktor Orban avait estimé devant le parlement hongrois qu’il n’y avait pas d’urgence à ratifier l’adhésion de la Suède à l’OTAN : « Je me demande s’il y a quelque chose d’urgent qui nous forcerait à ratifier la candidature de la Suède. Je ne vois pas de telles circonstances. » En outre, Budapest appelle Stockholm à cesser sa politique de « dénigrement » et ses remarques régulières sur les manquements à l’Etat de droit de l’exécutif Orban.
Le premier ministre suédois, Ulf Kristersson, a déclaré que son pays avait hâte de devenir membre de l’OTAN après que Recep Tayyip Erdogan a annoncé que son bureau avait soumis un protocole pour l’admission de la Suède dans l’OTAN au Parlement turc pour ratification. Il s’en est félicité sur X (ex-Twitter).
Le président Erdogan avait levé en juillet son veto à l’adhésion de la Suède à l’Alliance atlantique, précisant toutefois que la ratification dépendrait du parlement turc, qui a repris ses travaux le 1er octobre après leur suspension estivale.
M. Erdogan, qui s’est entretenu samedi par téléphone avec le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a continué depuis l’été de mettre la pression sur la Suède pour qu’elle prenne des mesures contre les profanations de Coran qui ont envenimé les relations entre les deux pays.
Ankara reproche en parallèle aux autorités suédoises leur mansuétude présumée envers les militants kurdes réfugiés sur leur sol et réclame l’extradition de dizaines d’entre eux. La Turquie est avec la Hongrie le dernier des trente et un Etats membres de l’OTAN à ne pas avoir ratifié l’adhésion de la Suède. Ankara avait validé l’entrée de la Finlande le 30 mars dernier, dissociant son cas de celui de Stockholm.

By Sameer Patil
In the most audacious attack ever faced by Israel, on 7 October 2023, terrorist group Hamas used bulldozers, hang gliders, and motorbikes to breach its borders to execute violent attacks targeting the soldiers and citizens at several locations in and around southern Israel.
The spate of gory attacks left over 1,200 people dead and several others injured. Plus, in an unprecedented escalation of the situation, Hamas took more than 200 hostages, complicating the Israeli security establishment’s conundrum. In response, the Israel Defense Forces (IDF) has bombarded several targets and launched operations to rescue its captive citizens from the Gaza Strip. Further, it is reportedly preparing for a ground invasion of the territory, in a bid to ‘eliminate’ Hamas.
Several strategic analysts have termed Hamas’ surprise assault as a déjà vu of the 1973 Yom Kippur War when a coalition of Arab states headed by Egypt and Syria launched a surprise invasion against Israel on the holy day of Yom Kippur. While the domestic intelligence agency, Shin Bet, has acknowledged that it was unable to generate warning about the impending attacks, media reports suggest that sufficient intelligence inputs were available. This has led some analysts to term it as an intelligence and operational failure: The intelligence community’s inability to anticipate the attack and the IDF’s inability to quickly respond to it.
Outsmarting the technology?
Over the last few decades, the IDF has invested billions of dollars in digitalising and technologically upgrading its capabilities. The extensive use of sensors, cameras, drones, and artificial intelligence in its weapons systems ensured that Israel soon became a hi-tech military power in the region. However, that tech advantage revealed its limits on 7 October. In carrying out its assault, the Hamas utilised several tactics to stun the IDF. They did this by over-running the Gazan border posts, breaching air defence, overwhelming the much-vaunted ‘Iron Dome’ air defence system, and leveraging disinformation tactics.
Indeed, the intensity, coordination, complexity, and scale of the Hamas raid suggested that the IDF was simply unprepared to respond in the initial crucial few hours to the attacks on Nahal Oz and Re’im military bases, the Nova music festival and the Kfar Aza kibbutz—a community that is traditionally agrarian. It was clear that while Israel went hi-tech in securing its border, Hamas resorted to low-tech techniques to offset that advantage.
Israel has erected a ‘smart fence’ along the Gazan border, which includes a sensor-equipped underground wall, a six-meter high above-ground fence outfitted with security cameras and drones, and remotely operated machine gun towers. The 60-kilometre border wall was completed in 2021 for US$ 1 billion. In addition, it also erected a sea barrier to detect naval incursions. Aiding these cameras and sensors are the IDF patrols around the border perimeter. This arrangement was touted as the “Iron Wall” that would prevent incursions from militants in the Gaza Strip.
Yet, this ‘smart fence’ was the first target of the Hamas raid when militants breached the fence repeatedly, without much resistance, to make their way into Israel. Some militants even used bulldozers at less guarded points, while in some other cases, they used boats and paragliders to enter Israel. In addition, drones dropped explosives targeting Israeli observation towers and communications infrastructure along the border. This instantly rendered the border defenceless, nullifying the advantage. According to the IDF, the fence was breached at 29 points.
Not just the border, but Hamas also targeted the Iron Dome missile defence system, well-known for defending Israeli airspace from Hamas and Islamic Jihad’s constant rocket fires. This system had worked well in earlier instances when it dealt with fewer rockets. However, Hamas sought to overwhelm the Iron Dome system by firing more than 3,000 rockets in a span of a few minutes (Hamas claims 5,000 rockets), including some towards Jerusalem. This was too vast a number to handle for about 10 Iron Dome batteries in operation, allowing hundreds of rockets to penetrate the airspace. Here again, Hamas offset the hi-tech with low-tech and cheap rockets, revealing the limits of even the best of the air defence systems.
At the same time, the fact that Hamas was able to assemble and build the stockpile of thousands of these rockets in the Gaza Strip over a period of time, without detection, demonstrated the failure of Israeli intelligence agencies, which are thought to have a robust human intelligence network in the Gaza Strip.
Cyberspace and deception
However, even as Hamas went low-tech on Israel in the recent attack, it has strengthened its cyber capabilities in the last decade. Just as every other violent non-state actor in the world, cyberspace has proved useful for Hamas for propaganda, disinformation and attacks against Israel. While Israel possesses formidable offensive cyber capabilities, Hamas has successfully hacked into Israeli cyberspace, sometimes using malware for cyber espionage and information gathering. In 2019, the IDF had even bombed Hamas’ technology division based in the Gaza Strip to pre-empt a cyberattack. During the current hostilities, pro-Hamas hacking groups launched dozens of cyberattacks targeting government and private websites that disrupted their functioning for a short period.
This trend persisted in the information space too, where Hamas overtook Israel by deploying a ruse. In the last few years, the group sought to convince the Israeli establishment that it was more concerned with Gaza residents’ employment and economic well-being than a confrontation with the IDF. In addition, knowing that Israeli agents had infiltrated its ranks, it undertook a campaign of deception by spreading disinformation. In the months leading up to the attack, Hamas consolidated that impression. For instance, the group did not engage the IDF when it clashed with another Palestinian militant organisation, the Islamic Jihad, earlier in May 2023. Hamas even posted false messages about its lack of interest in targeting Israel, on private communication channels, that it knew were under surveillance by Israeli intelligence.
This campaign of subterfuge paid off well as the Israeli establishment appears to have assessed and concluded Hamas’ unwillingness to ratchet up the hostilities. So much was the acceptance of this assessment that even when intelligence of stepped-up Hamas activities in the Gaza Strip was received days before the attack by the security establishment, it decided not to put the IDF on high alert.
The broader context
While hindsight offers the benefit of examining the events after they have happened, it appears that the Israeli security establishment got it wrong on several fronts: Its assessment of Hamas’ capabilities and intentions, over-reliance on technology in warfighting, and responding to the initial bout of terrorist violence.
It shows the failure of intelligence analysis too. In some cases, while the intelligence was available on Hamas’ stepped-up activities, the decision-makers decided to overlook it. For instance, Hamas’ training on paragliders and complex attacks began years ago, but the Israeli security establishment did not act on it as there had been no major escalation with Hamas for the last two years. Moreover, Hamas’ track record of past attacks and violence may have created a false impression that it was incapable of launching large-scale, coordinated attacks on Israel. Other developments like Israel’s domestic crisis arising out of Prime Minister Benjamin Netanyahu’s proposed judicial reforms, a burgeoning threat from Iran, and tensions in West Bank may have added to the decision-makers’ distraction.
All these dynamics produced the worst of the intelligence and security debacles for Israel. The current focus for the Israeli security establishment is on fighting Hamas and the potential ground operations in the Gaza Strip. However, once the hostilities conclude, no doubt, it will also examine what went wrong and whether Israel’s overdependence on technology contributed to its blindside.
Israel’s experience also offers an important lesson for other countries’ intelligence establishments that overconfidence in one’s military and tech superiority can lead to complacency and oversights. It can lead the intelligence agencies to sometimes miss the obvious signals on an adversary’s activity and misconstrue its true intentions, capabilities and the inherent urge to adapt. Therefore, intelligence innovation is crucial to adjust to the dynamic threat environment and adversary tactics.
About the author: Sameer Patil is a Senior Fellow at Observer Research Foundation.
Source: This article was published by Observer Research Foundation.


